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Ok, je résume un peu la
chronologie des choses depuis le début parce que mine de rien ça fait déjà un
petit moment qu’on a quitté les rues pavées du triangle d’or.
On est d’abord partis tout feu
tout flamme (épinglez ça à la liste des expressions plus vraiment utilisées)
avec un gros 4x4 de l’espace vers le sud de la Patagonie affrontant les routes
caillouteuses et poussiéreuses, marchant des bornes jusqu’à des glaciers,
escaladant les pentes escarpées de volcans fumants, embarquant tout type
d’autostoppeurs et sirotant, à l’occasion une bonne bière fraiche. C’était la
Patagonie Verte. Tout cela est tellement loin…
Puis nous nous sommes posés sur
la douce et lumineuse île de Chiloé dans des cabanes que l’on pourra qualifier
de confortables et dans des environnements pas piqués des vers (+1). Je ne
reviendrai pas là-dessus.
Que peut-on faire de
nouveau ? Et bien jeunes gens, il est temps de se retrousser les manches.
Direction la ferme Salvador près du petit bled de Rauco, lui-même près de la
ville de Castro.
Nous allons prêter main forte, en
échange du gîte et du couvert, à Laura qui va nous accueillir 15 jours dans sa
ferme. Ceci dans le cadre du programme Wwoofing que j’ai déjà évoqué dans la
première note. Là normalement elle nous attend bien, c’est pas comme l’autre
planteur d’arbre qui dans un réflexe professionnel nous avait lui-même plantés.
On débarque chez Laura un lundi
matin et de prime abord ce n’est pas le petit bout de paradis qu’on peut
s’imaginer. On y arrive en traversant une espèce de clairière où trainent des
baraques de chantier abandonnées. Il y a un gros hangar qui tient plus vraiment
droit et qui abrite des bécanes agricoles, deux gros chiens attachés à des
laisses métalliques qui font un barouf pas possible, plusieurs maisons autour
d’une cour poussiéreuse, un bordel pas possible avec des pneus usés qui
trainent, des planches laissées là et des morceaux de tôle, des bagnoles qui ne
rouleront plus jamais, une vielle cuisinière qui rouille…Et une grosse éolienne
qui donne tout ce qu’elle a dans une ambiance de far-west.
Un gars est occupé à
préparer une petite moissonneuse, c’est Marcello et on apprendra que c’est l’ex
de Laura. Il nous indique qu’elle n’est pas encore là et nous confie à un autre
type qui déboule d’une autre maison. C’est Carlos, beau-frère de Laura. Comme
tous les ans, lui et sa femme (sœur de Laura donc) sont venus d’Argentine en
vacances.
Petite parenthèse : je
m’aperçois qu’il faudrait peut-être que vous preniez des notes car il peut y
avoir pas mal de monde dans cette histoire. J’ai trop lu de bouquins où je ne
sais plus qui est qui au bout d’un moment (=20 pages) pour ne pas vous donner
ce conseil.
Bref, nous voilà donc avec Carlos
qui nous emmène la maison dans laquelle il loge. C’est la plus vieille de
toutes et c’est celle de Domingo, le papa de Laura, le grand père, le
patriarche, l’homme de la maison. J’en parlerai plus loin car Domingo est un personnage
assez exceptionnel.
Carlos est argentin et il parle
beaucoup, beaucoup. Et vas-y que je te reconstitue les relations entre
l’Argentine, le Chili, l’Angleterre (allons bon, voilà les Malouines qui se
pointent) et les crises successives, et la dictature…. Il nous montre la maison
du grand père qui baigne littéralement dans son jus mais qui est plutôt
chaleureuse avec sa grande cuisine où tout le monde se rassemble autour du
vieux poêle à bois.
De mon côté je me rends compte
que je ne comprends vraiment rien à l’espagnol et que ça va être très
compliqué ! Mes notions ne me sauront d’aucune utilité ici puisque je me
vois mal commander une bière et un plateau de fromage en demandant par la suite
l’addition. Bref…
Laura arrive enfin avec sa sœur
et on fait connaissance avec celle qui va s’occuper de nous pendant ces 15
jours. Laura est plutôt costaude et elle à l’air très à l’aise et d’un grand
naturel. Elle ne s’embarrasse pas de formalités ou de formules de politesse.
Elle est très souriante et se marre beaucoup. Il y a sa fille également,
Marcella (la fille de Marcello).
Nouveau point famille :
Laura a quatre sœurs et on les verra toutes. Désolé j’ai pas retenu tous les
prénoms. Laura a également un frère qui est mort jeune et qui était semble-t-il
handicapé. Il s’appelait Salvador et c’est le nom que la famille a donné à la
ferme.
Laura nous fait visiter la ferme,
un peu bordélique. Il y a des parcelles de pois, de patates, de rhubarbe, de
carottes, de fèves…Il y a aussi une serre avec des légumes et fruits plus
délicats dont des Physalis (merci Google) des salades et des herbes aromatiques.
Il y a des cochons, bien crados, des poules, des moutons, des vaches, des
dindons. Il y a des chats partout aussi. Un champ de blé également qui est
alors moissonné par Marcello et Carlos.
Laura nous montre ensuite sa
maison et la chambre dans laquelle on va pieuter. Elle nous laisse en fait sa
chambre, « en l’état » si on peut dire. Son lit, ses draps (bon,
c’est un peu spécial ça) et toutes ses affaires jusqu’à la collec de peluches
et de poupées qui font peur. Y’a rien pour ranger mais on va s’organiser.
Dans cette maison, en plus de
Laura, sa fille et nous, il y a aussi Gaby, une jeune fille délicate qui loue
une pièce dans laquelle elle loge et où elle prépare différents produits
qu’elle vend ensuite sur les marchés. Des liqueurs de plantes, des petits
paniers d’herbes délicats, diverses mixtures, elle fait aussi des produits de
beauté. Elle connait beaucoup de choses déjà. Tout ça à partir de ce qu’elle
trouve dans le jardin. Elle est très étonnante Gaby, toujours à se préparer des
petits trucs naturels, à boire et à partager son maté, à aller ramasser des
herbes dans le jardin. Un matin on l’accompagnera jusqu’au marché de Chonchi
pour la voir installer son petit stand de produits. Elle est toujours
souriante.
Il y a aussi Soledad, une jeune
petite punk grassouillette de Santiago qui bosse dans un resto à Castro, la
ville voisine. Très gentille aussi, elle est un peu la compagne clope / picole
de Laura le soir. Sacré personnage également. Elle ira quelques jours plus tard
s’installer à Castro car ça devenait compliqué d’y aller tous les jours à pied
+ bus.
Donc vous l’avez compris :
que des meufs dans cette maison + un gars qui pipe pas un mot en espagnol.
Autant vous dire que je me suis fait discret, trouvant bonne compagnie avec
tous les chats et chiens de la maison + une miraculeuse guitare qui trainait
par là.
Voilà, le décor est posé et on
est prêts à aller plonger nos mains délicates dans la terre de Chiloé. Mais bon
là tout de suite c’est l’heure de la sieste donc on s’y mettra plus tard hein.
Et puis aujourd’hui, c’est
l’anniversaire de Domingo, l’abuelo de la maison. Le papi quoi. Il fête
aujourd’hui ses 93 ans. On lui a fait un gros gâteau avec 4 bougies (9 plus 3
divisé par 4, je vois pas d’autre explication). Beaucoup de monde vient faire
un tour à la maison pour l’occasion. La famille, les voisins. On fait le
« Once » c’est-à-dire qu’on prend un gouter bien costaud. Pourquoi ce
nom de « Once » pour un gouter de l’après-midi ? La vérité c’est
que je ne le sais pas.


Bref, on est tous là dans la
grande pièce du papi à s’empiffrer de gâteaux et je ne me prive pas. Sauf
qu’après (juste après), et ça on ne le savait pas, et ben c’est le repas du
soir ! Et là c’est changement d’ambiance, Il n’y a plus que les hommes à
table avec le papi qui s’impatiente en répétant « Carne, Carne,
Carne ! ». C’est un fou de viande, il ne jure que par ça. Il parait
qu’il a la goutte d’ailleurs, mais il n’a pas l’air d’en souffrir. Donc nous
voilà, les hommes à table. Je ne me dérobe pas et on amène un énorme plat de
mouton qui a dû se faire zigouiller il y a peu. Et là c’est l’orgie de viande,
tout le monde finit par prendre les morceaux à la main pour les bouffer
goulument en se mettant du gras partout. Bande de carnivores !

Domingo est dans une forme
olympique, les yeux perçants et toute sa lucidité. Il bosse beaucoup, il est en
train de construire seul un abri pour entreposer du bois, il manie la scie
électrique comme qui rigole, Il s’occupe de ses cochons et découpe un mouton ou
deux à l’occasion.
Quand il ne bosse pas, il se repose sur sa banquette près du
poêle à bois de la cuisine et il ronfle ou il lit la bible, au choix.
Il ne jure
que par les bienfaits de la terre, mettant en avant toutes les théories que
l’on lit de plus en plus actuellement sur le retour à ces valeurs.
Il a pris la
période de la dictature de Pinochet en pleine poire comme pas mal de gens dans
ce pays. Il a été fait prisonnier et il s’est enfui ! D’autres membres de
la famille sont allés se réfugier en Suisse ou en Argentine.
Au milieu des parcelles agricoles
il a construit une maison, une petite chapelle en fait, après la mort de son
fils. Il va s’y recueillir souvent.
Il est entouré de beaucoup de monde, les voisins
et la famille viennent le voir, tout le temps. Avant d’aller nous coucher,
quand on fait un dernier tour dehors, on aperçoit la fenêtre de sa cuisine où
il est assis en bout de table à parler avec ses visiteurs.
Pour finir les présentations,
citons enfin Paula qui vit avec son mari et leurs fils dans une petite maison
proche de celle de Laura. Cette petite famille a débarqué il y a deux ans de la
ville de Viña del Mar. Fatigués de la ville et de sa violence. Ils sont arrivés
sans rien et ont pu s’installer ici. Paula est devenue une bonne copine de
Laura et elles partent souvent toutes les deux.
Ah oui, il y a aussi le copain de
Marcella mais qu’on ne verra pas beaucoup, il passe son temps au pieu dans la
maison à mater son téléphone.
Voilà vous savez tout. Et nos
petits bordelais alors, ils ont fait quoi dans tout ça ? Je ne vais pas
vous faire le récit jour par jour de nos folles activités agricoles, on va
plutôt prendre une approche plus ludique avec un petit descriptif rapide de
chacune d’elles.
En sus, ici et là, je pourrai également rajouter quelques
petits traits d’humour et nous évoquerons finalement notre week-end de repos
d’ouvriers agricoles épuisés par le labeur. Cela vous convient ?
Oui ? Et bien allons-y.
Les pois mange-tout
Bon ok , déjà je savais pas
TROP ce que c’était des « pois mange-tout » ni même que ça portait ce
nom un peu rigolo. Je l’ai d’ailleurs lu dans un bouquin qui m’a tenu compagnie
pendant ce séjour et qui décrit une organisation dans une ferme qui est on peut
le dire à l’opposé de ce qu’on a connu ici (pour les curieux, le livre
c’est celui-ci).
Alors les pois mange-tout c’est
du boulot les amis ! Il faut les ramasser, les trier, parfois les écosser
(mais les manger cuits avec leur cosse c’est tip top), et nettoyer le champ
pour la saison suivante !
Précision : ici, tout est
naturel à fond. Même pas sûr qu’il y ait de traitement d’arrachage des
mauvaises herbes. Le champ auquel on s’attaque est une belle pagaille, d’autant
que le vent a mis à terre tous les plans. Avant de cueillir les pois, il faut
donc d’abord repérer les plans et ensuite les pois eux-mêmes dans la jungle des
herbes.
Pour cette activité (comme pour
toutes les autres d’ailleurs), Sigrid est équipée de ses bottes pour lesquelles
elle ne tarit pas d’éloges. On se souvient de cet après-midi d’hiver où,
déambulant bras-dessus bras-dessous sur le boulevard Saint Germain à Paris,
nous nous étions arrêtés dans la boutique bien achalandée du maitre
caoutchoutier Aigle. Nous y avions fait l’acquisition d’une paire de bottes de
bonne facture qui allait devenir l’accessoire majeur de ce début de voyage.
Quant à moi, j’ai trouvé chez Domingo une vieille paire de bottes trop grandes
mais qui feront l’affaire. Elles ont dû appartenir à un wwoofeur scandinave
passé par là. On m’entend de loin arriver dans le champ.
On passera beaucoup de temps sur
cette parcelle à cueillir les pois puis à les trier et à les trier à nouveau au
gré des indications parfois laconiques de Laura. Mais finalement je pense qu’on
aura fait du bon boulot et que notre récolte aura été riche. Quelle saine satisfaction.
Le travail final étant
l’arrachage des plans pour en faire de l’humus qui amendera la terre pour la
saison suivante. L’arrachage requiert une technique qui ne s’improvise pas et
dans laquelle je suis passé maître après un peu de pratique.
La rhubarbe
Quel beau fruit que la rhubarbe
et pas compliqué à ramasser en plus. Il suffit juste de choisir les pieds les
plus épais. C’est assez rapide. On enlève ensuite les grosses feuilles, on
coupe les tiges en petits morceaux et on est prêt à faire une bonne confiture.
Comptez 10kgs de sucre pour 13kgs de rhubarbe !
Les prunes
Les prunes ont été notre récolte
la plus rock’n’roll. Il n’y a qu’un grand prunier dans la ferme qui se trouve
être dans l’enclos des cochons. Et les cochons sont prêts à tout pour bouffer. A
TOUT !
Pour ramasser les prunes, on envoie une personne poids plume (=Sigridounette)
sur le toit en tôle de l’abris des cochons pour donner des grands coups de
bâton sur l’arbre. Les fruits tombent, roulent sur le toit et tombent dans
l’enclos où c’est la course pour les choper avant eux ! Quand ils prennent
un peu d’avance il faut leur gueuler dessus pour leur faire peur.
Il faut aussi
préciser qu’un enclos de cochons n’est pas l’endroit le plus propre de la terre
et que les prunes auront besoin d’un bon nettoyage avant de se transformer en
confiture.
Le blé
Avec les pois, c’est ce qui nous
a le plus occupé et ce qu’on a préféré certainement. Ici on fait tout depuis le
champ jusqu’au pain. Mais ce qui intéresse Laura c’est de vendre sa farine à
une petite boulangerie de Castro, le
Pan
Comido.
On peut dire qu’on est devenus
des spécialistes de la farine bio et qu’on a quelques kilos de blés au compteur
maintenant. Et tout ça de façon extrêmement artisanale.
Il faut d’abord passer
le blé moissonné dans un premier gros tamis pour enlever les grosses herbes.
Puis dans un plus petit (que j’appelais pour bien se marrer « mon petit
ami » lol) afin d’enlever les petites herbes. Tamis qu'on secoue
énergiquement à la main mais qui demandent pas mal de fignolage pour aller
chercher une à une les herbes récalcitrantes qui ne veulent pas dégager.
Notre
ami dans cette tâche : le vent. Effectuer cette opération dans un lieu
venté nous a beaucoup aidé !
Là on se retrouve avec du blé
prêt à être moulu, c’est là que rentre en jeu la vieille meule de la famille
qui était à l’origine dans un moulin à eau. Heu…je parle pas de mobylette là,
on est bien d’accord ?
Sur cette meule là, c’est un
petit moteur électrique qui prend la relève. Le blé est écrasé et il en sort de
la farine qu’il faut encore passer dans un tamis encore plus fin (« mon
tout petit ami » mdr) pour enlever le son. Et voilà ! La farine est
prête !
Bon, en ce qui concerne le blé moissonné il y a quelques jours dans la ferme, il était un peu humide, il a donc fallu le faire sécher sur des grandes baches dehors.
Les Physalis ou « Amor
Escondido » ou Coqueret du Pérou ou Goldenberry
Cette récolte a été juste une petite
parenthèse dans les grosses activités de pois et de blé, un peu comme les
prunes. On a cueilli dans la serre quelques-uns de ces fruits délicats qui se
planquent derrière une fine membrane. Difficile de voir si elles sont mures ou
non, c’est la difficulté de la cueillette ! Laura mettra direct le fruit
de notre travail au congel pour des futures confitures.
Les cochons !
Là aussi, petite parenthèse dans nos activités. Mais les cochons ont toujours été très présents puisque la plupart des trucs qui ne serviront pas directement pour la ferme finira dans leurs estomacs.
Le week-end tranquille des
ouvriers agricoles
Quand arrive le week-end, les ouvriers
sont heureux. Ils vont pouvoir souffler. Nous on décide d’aller vers le sud
jusqu’à la ville de Queilen. On y était déjà allé, forcément, il y a 5 ans. Ce
tour sur Chiloé aura souvent pris des airs de pèlerinage. Ici, on mangera dans
le même resto et on ira dormir dans la même cabane.
C’est avec un grand plaisir d’ailleurs
qu’on retrouve cette cabane et son environnement enchanteur. Elle est sur une
propriété très bien tenue d’un couple qui, comme beaucoup de gens sur Chiloé, a une une petite exploitation qui doit subvenir à bon nombre de leurs besoins.
Il
y a pas mal d’animaux dont deux bons cochons « domestiques ». On les appellera
Pig et Pog et c’est vrai qu’ils sont loin de nos gros porcs de la ferme. Ils
sont très propres sur eux et nous accompagnement même en balade !
La cabane est isolée, on verra
pas la couleur d’une douche chaude ni d’une chasse d’eau en état de marche mais
on a passé un super moment à rester là, faire du feu dans le poêle de la cuisine,
à boire un coup, à regarder les étoiles et à scruter le bras de mer en contrebas
à la recherche de dauphins (les cons, pas un ne s’est pointé !).
A vous de remettre ces photos dans le bon ordre !
Beaucoup d’oiseaux
également par-là dont des Choroys (Conures à long bec), espèces de petites
perruches qui volent en groupe et en criant gaiement.
Dimanche soir, fin de week-end,
nous plions bagage pour retrouver notre ferme où on nous attend avec une pizza maison. Sur la
route, on a acheté un dessert à base de Manjar (comme une crème de lait
caramélisée.
Et voilà ! On aura passé deux
semaines dans cette ferme, on a appris à se connaître avec Laura et à comprendre comment elle faisait tourner son affaire : au jour le jour, dans une grande
simplicité apparente en fonction de la météo et des demandes diverses. On a eu
très peu d’explication, on a tenté des innovations plus ou moins efficaces et tout s’est très bien
passé. Le naturel, la gentillesse et la générosité de Laura et de toutes les personnes
qu’on a rencontrées ici nous ont beaucoup marqué, c’est vraiment une façon de
voyager complètement nouvelle pour nous.
On quitte la Granja Salvador en
devinant comment vont se passer les prochains jours. Une autre wwoofeuse arrive
la semaine suivante, elle va avoir du boulot !
Le samedi avant de partir on va avec Laura et sa fille à Castro pour la grande fête de la biodiversité qui accueille des stands de bouffe, d'artisanat et de savoir faire local.
On assistera notamment à la reconstitution d'une Minga, une tradition qui consiste à déplacer des maisons avec des boeufs. A la vérité il n'y en a plus beaucoup, ou seulement dans ce type de fête pour assurer le spectacle.
On mange un morceau là-bas ensemble avant de les ramener à la ferme.
Nous on continue notre route. Sur
Chiloé on passera deux dernières nuits dans la région de Caulin par où on est
arrivés il y a quelques semaines. On loge à nouveau dans une cabane qu’on avait
connue il y a 5 ans avant de quitter l’île également. Ciao Chiloé, on va monter
un peu plus vers le nord maintenant.