Alors, on va reprendre les choses dans l’ordre. Il y a
encore quelques semaines, on fanfaronnait en expliquant à tout le monde qu’on
partait au Chili pour planter des arbres. « Planter des
arbres » ! Quelle belle phrase ! On allait compenser tranquille
tout le kérozène cramé pour arriver jusqu’ici mais surtout, quelle belle entrée
en matière que de mettre les mains dans la terre de l’île de Chiloé en
participant à un beau projet de reforestation. Ce projet est proposé par un
hôte de « Wwoofing », ce mouvement qui prend de plus en plus
d’ampleur et qui met en relation des agriculteurs ou éleveurs plutôt portés sur
les choses naturelles avec des jeunes comme nous (hein ?) qui ont envie
d’apprendre un peu tout ça. Et l’endroit avait l’air super sympatoche.
J’en profite pour préciser dans ces toutes premières lignes de blog que je compte bien utiliser ici des expressions un peu passées comme « super sympatoche ».
Bref, on devait planter des arbres pendant 15 bons jours sur
l’île de Chiloé. Mais peu avant notre départ, patatras, on apprend que ça ne va
pas être possible. Je vous copie / colle le message de celui qui devait nous
recevoir et vous laisse seul juge pour l’interpréter : «Somehow I have
messed up my volunteers calendar and there are already 4 wwoofers coming in 2
days». Mouais….
Résultat : On commence avec un gros point d’interrogation sur nos premières semaines en territoire chilien. Allez, ça ne va pas nous empêcher de vous raconter tout ça. On y va ?
1ère étape : La Patagonie Verte
Toutes les photos et plus encore ici !
Pour arriver en Patagonie, c’est beaucoup trop long. En ce qui nous concerne, ça commence au terminal Billy de Bordeaux (le terminal low cost) où il y a une pagaille pas possible avant de grimper dans notre Easy Jet pour Barcelone.
Après une nuit dans un hôtel un peu glauque de périphérie d’aéroport, on embarque dans notre low cost n°2 opéré par la compagnie Level pour 14 heures de vol jusqu’à Santiago. 14 heures, c’est juste un cauchemar.
A Santiago, on dort encore dans un hôtel d’aéroport avant de prendre enfin notre dernier vol jusqu’à Puerto Montt, la ville portuaire qui marque le début de la route 7, la Carratera Austral (route australe), qui traverse une bonne partie de la Patagonie chilienne jusqu’à Villa O’Higgins. Là ce serait pas mal que vous ayez une carte pour bien voir l’affaire, mais bougez pas je vais vous trouver ça ce sera plus simple.
Pour arriver en Patagonie, c’est beaucoup trop long. En ce qui nous concerne, ça commence au terminal Billy de Bordeaux (le terminal low cost) où il y a une pagaille pas possible avant de grimper dans notre Easy Jet pour Barcelone.
Après une nuit dans un hôtel un peu glauque de périphérie d’aéroport, on embarque dans notre low cost n°2 opéré par la compagnie Level pour 14 heures de vol jusqu’à Santiago. 14 heures, c’est juste un cauchemar.
A Santiago, on dort encore dans un hôtel d’aéroport avant de prendre enfin notre dernier vol jusqu’à Puerto Montt, la ville portuaire qui marque le début de la route 7, la Carratera Austral (route australe), qui traverse une bonne partie de la Patagonie chilienne jusqu’à Villa O’Higgins. Là ce serait pas mal que vous ayez une carte pour bien voir l’affaire, mais bougez pas je vais vous trouver ça ce sera plus simple.
Voilà donc la route australe et ses grandes étapes. Grosso
modo on trouve : Puerto Montt / Chaitén / Coyhaique et Villa O’Higgins.
Certaines parties de la route doivent se faire obligatoirement en ferry.
Si je vous parle de la route 7, c’est qu’on a décidé de l’emprunter avec un bon 4x4 en lieu et place de notre activité écologique de plantage d’arbre. Vous pouvez marmonner des commentaires derrière votre écran, je vous entends presque.
Notre plan c’est d’aller de Puerto Montt jusqu’à Coyhaique et
de revenir à notre point de départ sans se taper entièrement la route du retour
puisqu’on prendra un bateau entre Chaitén et Puerto Montt à la remontée. Jetez
un coup d’œil à la carte pour bien visualiser.
Et ce qu’on va traverser, en gros, c’est la Patagonie Verte
et ça porte très bien son nom. C’est une région de forêt très dense,
luxuriante, une vraie jungle. Soyons précis : il s’agit de forêts sempervirente
et valdivienne.
Il y a quelques années, les plus fidèles d’entre vous s’en
souviendront, nous nous étions déjà aventurés sur la route australe. On avait
alors fait la partie Coyhaique jusqu’à Villa O’Higgins. Aujourd’hui, c’est
l’occasion de faire « la jonction » et d’arpenter la partie qu’on ne
connait pas encore. On pourra cocher ça sur le grand registre du voyageur au
long cours « A fait la route australe sur toute sa longueur ».
Et nous y voilà, en Patagonie. Cet endroit de la terre qu’on
avait adoré il y a quelques années. On mange un morceau à Puerto Montt que l’on
reconnait bien même si la ville a pas mal souffert des manifestations récentes
qui ont secoué le Chili. Vitres cassées, graffitis, magasins barricadés
derrière des planches de contre-plaqué.
On se dirige vers le parc national Alerce Andino où on se trouve une première petite cabana parfaite pour se mettre dans l’ambiance avec son petit poêle à bois, sa belle vue sur le golfe de Corcovado et ses chiens / chevaux qui viennent vous rendre visite.
On se dirige vers le parc national Alerce Andino où on se trouve une première petite cabana parfaite pour se mettre dans l’ambiance avec son petit poêle à bois, sa belle vue sur le golfe de Corcovado et ses chiens / chevaux qui viennent vous rendre visite.
Le lendemain il ne fait vraiment pas beau, pas possible de
se balader et on poursuit notre route en empruntant un premier petit ferry
entre La Arena et Puelche, obligatoire pour continuer.
De là, et puisqu’on a un peu de temps, on quitte la route australe vers l’est jusqu’au petit bled de Puelo avec ses rues en terre en son ambiance du far west. On longe un Fjord avec ses nombreux élevages de saumons dont l’un d’eux sera dans nos assiettes le soir même préparé de façon bien grasse ! Après une ou deux haltes sur la route, dont une où on se prend une pluie de frêle assez violente; on arrive à Puelo où on se pose dans une Hospedaje de famille très agréable et on va explorer les environs, tentant quelques balades entre deux averses.
Le temps n’est pas beau pour ces premières heures chiliennes ! Il y a pourtant autour de nous des montagnes qui doivent être impressionnantes dontle volcan Yate et ses 2187 mètres. Makache ! On ne verra pas le bout de son nez.
De là, et puisqu’on a un peu de temps, on quitte la route australe vers l’est jusqu’au petit bled de Puelo avec ses rues en terre en son ambiance du far west. On longe un Fjord avec ses nombreux élevages de saumons dont l’un d’eux sera dans nos assiettes le soir même préparé de façon bien grasse ! Après une ou deux haltes sur la route, dont une où on se prend une pluie de frêle assez violente; on arrive à Puelo où on se pose dans une Hospedaje de famille très agréable et on va explorer les environs, tentant quelques balades entre deux averses.
Le temps n’est pas beau pour ces premières heures chiliennes ! Il y a pourtant autour de nous des montagnes qui doivent être impressionnantes dontle volcan Yate et ses 2187 mètres. Makache ! On ne verra pas le bout de son nez.
Le jour suivant on pose nos sacs dans une belle petite
Cabana d’un bled côtier qui s’appelle El Manzano. Les Cabanas sont une vraie
institution au Chili, en tout cas dans le sud. Il est plutôt facile d’en
trouver une à louer en, demandant à peu près n’importe qui.
Là on est pas mal, au calme, avec une vue sur l’eau et le soleil couchant du soir. On y reste deux nuits et on explore un peu les environs et on se rappelle vite qu’il n’est pas facile de marcher au Chili. D’abord du fait de la végétation tellement dense que le moindre sentier demanderait un entretien de malade mais aussi parce qu’on se retrouve systématiquement devant des barrières de propriétés privées. Mais là on a la plage que l’on longe longuement et sur laquelle on peut même beaucoup s’avancer à marée basse en suivant les ramasseurs de coquillages qui partent au loin.
Là on est pas mal, au calme, avec une vue sur l’eau et le soleil couchant du soir. On y reste deux nuits et on explore un peu les environs et on se rappelle vite qu’il n’est pas facile de marcher au Chili. D’abord du fait de la végétation tellement dense que le moindre sentier demanderait un entretien de malade mais aussi parce qu’on se retrouve systématiquement devant des barrières de propriétés privées. Mais là on a la plage que l’on longe longuement et sur laquelle on peut même beaucoup s’avancer à marée basse en suivant les ramasseurs de coquillages qui partent au loin.
On rejoint ensuite le port d’Hornopiren où on prendra un
nouveau ferry pour Caleta Gonzalo. Hornopiren est une petite ville bien
agréable, on y trouve un vieil hôtel où on se sent comme dans un vieux rafiot
aux couloirs et cabines en vieux bois verni avec des tuyaux de poêle qui
traversent la maison.
L'après-midi, on prend de belles routes dont l'une nous mène sur une superbe plage de galets avec quelques prairies vertes.
Le soir, on fait un petit tour jusqu’à des stands où on trouve toute la gastronomie classique de la région et notamment les Curanto : gros plat qui a décidé de tout mélanger : moules, coquillages, saucisse, poulet, morceau de lard, pâte de patate…Tout cela normalement cuit ensemble sous la terre. Et puis, c’est formidable, je peux même m’offrir un Terremoto, ce cocktail légendaire qui nous avait envoyé dans d’autres dimensions il y a quelques années.
L'après-midi, on prend de belles routes dont l'une nous mène sur une superbe plage de galets avec quelques prairies vertes.
Le soir, on fait un petit tour jusqu’à des stands où on trouve toute la gastronomie classique de la région et notamment les Curanto : gros plat qui a décidé de tout mélanger : moules, coquillages, saucisse, poulet, morceau de lard, pâte de patate…Tout cela normalement cuit ensemble sous la terre. Et puis, c’est formidable, je peux même m’offrir un Terremoto, ce cocktail légendaire qui nous avait envoyé dans d’autres dimensions il y a quelques années.
La traversée en ferry du lendemain est superbe et elle
marque le début d’une belle journée chargée en visions patagonnes.
Quand on débarque, on file à toute berzingue sur les routes extrêmement poussiéreuses avec ce temps sec et chaud. Il ne vaut mieux pas être derrière une voiture sinon on ne voit plus rien. Alors c’est un peu la course pour n’avoir personne devant. On fait halte à Santa Barbara. Désolé, vous avez la chanson dans la tête maintenant, ou si vous ne l’aviez pas vous l’avez maintenant. De rien. Santa Barabara, tu me diras pourquoi, et bien c’est une très belle plage. Difficile de croire qu’on est en Patagonie. Même si on n’y a jamais mis les pieds, ça fait penser à Hawaï.
On prend une chambre « chez l’habitant » (je sais pas pourquoi je n’aime pas cette expression) dans la seule maison qui donne sur la plage. Devant nous, quelques campervans et pick-up à la cool viennent se garer pour la nuit. Cet endroit doit figurer dans les guides spécialisés.
Le temps de poser nos affaires, de faire marrer la patronne et on part vers le volcan Chaitén que l’on va grimper sous une canicule incroyable et un soleil qui vous carbonise en un instant. C’est assez étonnant, c’est presque la première fois qu’on sent les effets de la chaleur comme ça. Il faut dire que ça grimpe sec et qu’il n’y a pas un coin d’ombre. On ne s’est pas renseigné mais il semble bien que la Patagonie connaisse aussi ses jours les plus chauds depuis belle lurette (autre exemple de vielle expression). Là-haut, le paysage est assez incroyable avec un sommet du volcan fumant (on ne peut pas aller jusqu’au cratère) et des vues plongeantes vertigineuses sur des lacs de couleurs différentes. Les troncs d’arbres sont secs et morts de chaleur. Littéralement. On reste un moment dans ce paysage lunaire avant de redescendre tranquillement et s’asperger d’eau dès que l’on croise une rivière.
Quand on débarque, on file à toute berzingue sur les routes extrêmement poussiéreuses avec ce temps sec et chaud. Il ne vaut mieux pas être derrière une voiture sinon on ne voit plus rien. Alors c’est un peu la course pour n’avoir personne devant. On fait halte à Santa Barbara. Désolé, vous avez la chanson dans la tête maintenant, ou si vous ne l’aviez pas vous l’avez maintenant. De rien. Santa Barabara, tu me diras pourquoi, et bien c’est une très belle plage. Difficile de croire qu’on est en Patagonie. Même si on n’y a jamais mis les pieds, ça fait penser à Hawaï.
On prend une chambre « chez l’habitant » (je sais pas pourquoi je n’aime pas cette expression) dans la seule maison qui donne sur la plage. Devant nous, quelques campervans et pick-up à la cool viennent se garer pour la nuit. Cet endroit doit figurer dans les guides spécialisés.
Le temps de poser nos affaires, de faire marrer la patronne et on part vers le volcan Chaitén que l’on va grimper sous une canicule incroyable et un soleil qui vous carbonise en un instant. C’est assez étonnant, c’est presque la première fois qu’on sent les effets de la chaleur comme ça. Il faut dire que ça grimpe sec et qu’il n’y a pas un coin d’ombre. On ne s’est pas renseigné mais il semble bien que la Patagonie connaisse aussi ses jours les plus chauds depuis belle lurette (autre exemple de vielle expression). Là-haut, le paysage est assez incroyable avec un sommet du volcan fumant (on ne peut pas aller jusqu’au cratère) et des vues plongeantes vertigineuses sur des lacs de couleurs différentes. Les troncs d’arbres sont secs et morts de chaleur. Littéralement. On reste un moment dans ce paysage lunaire avant de redescendre tranquillement et s’asperger d’eau dès que l’on croise une rivière.
Plus tard le soir, on ira profiter du soleil couchant de la
plage de Santa Barbara, tu me diras pourquoi, c’est magnifique avec le cône du
volcan Corcovado au loin.
On continue le lendemain notre course effrénée vers le sud
mais sans trop faire de kms puisqu’on s’arrête non loin de Chaitén au parc
Pumalin. On trouve une charmante maison d’hôte où on se sent très bien et on
décide de faire une grande marche malgré un ciel bien bas qui ne promet pas de
voir grand-chose. On insiste et on se dirige vers le glacier aux pieds du
volcan Michinmahuida.
Mais le long du chemin, on a du bol et le temps se découvre carrément nous laissant admirer les chaines de montagnes et ce glacier incroyable vers lequel on avance. Lui a l’air d’avoir pas mal reculé au fil des années. On mange un morceau en y arrivant et on repart par la même route pour 10 nouvelles bornes.
Mais le long du chemin, on a du bol et le temps se découvre carrément nous laissant admirer les chaines de montagnes et ce glacier incroyable vers lequel on avance. Lui a l’air d’avoir pas mal reculé au fil des années. On mange un morceau en y arrivant et on repart par la même route pour 10 nouvelles bornes.
Est-ce que je vous ai déjà parlé de notre ennemie
patagonne ? Non ? alors laissez-moi vous présenter les mouches / taons du
coin qui semblent agir dès qu’il fait un peu chaud. Allez savoir pourquoi vous
pouvez tout d’un coup vous retrouver avec toute une ribambelle de ces petites
s***** qui agissent comme des kamikazes en venant frapper aussi fort qu’elles
le peuvent sur vous. Et des gros engins en plus ! Heureusement, leurs
piqures ne font pas très mal même si elles mordent quand même. Parfois c’est
juste insupportable et vous n’avez qu’une envie : rentrer quelque part.
Mais quand vous ne pouvez pas, il faut s’y faire. On a trouvé quelques parades
comme porter son blouson comme une cape en mettant la capuche. Tout ça pour
dire qu’on les croisera souvent pendant notre périple en Patagonie. Seul
élément perturbateur de cette région incroyable !
Le jour suivant, nouvel écart par rapport à la route 7, on
va tout proche de la frontière argentine à Futaleufu dans une région connue
pour ses rivières propices au rafting et kayaks pour amateurs avertis. Ça
bastonne !
Le temps s’est couvert à nouveau et ça caille pas mal dans cette ville calme aux rues en angle droit. En fait on n’y fera pas grand-chose à part manger dans un bouge qui attire pas mal les touristes et se balader en voiture sur des petits chemins à la recherche d’Alerces, ces magnifiques arbres de Patagonie.
On se rend ensuite à Palena, autre village de montagne proche de l’Argentine et dont on préfère l’ambiance. On y trouve une petite Hospedaje comme on les aime avec le poêle de la cuisine qui tourne plein pot et dont le tuyau traverse notre chambre ! On prend la voiture pour prendre une belle route sauvage et réservée aux 4x4 et conducteurs extrêmement expérimentés comme moi bien sûr jusqu’à l’ancien hameau de El Azul où on peut marcher un moment le long d’une rivière. Il fait très beau et on reste un moment à sentir ce soleil sur notre peau dans cet environnement au calme absolu. Il y a des chevaux fiers le long des routes et des monts lointains enneigés.
Une belle journée qui se termine devant un bon plat de pates fait par la patronne de l’hôtel de cette petite ville de cow-boys qui possède son arène de rodéo en pleins travaux de consolidation.
Le temps s’est couvert à nouveau et ça caille pas mal dans cette ville calme aux rues en angle droit. En fait on n’y fera pas grand-chose à part manger dans un bouge qui attire pas mal les touristes et se balader en voiture sur des petits chemins à la recherche d’Alerces, ces magnifiques arbres de Patagonie.
On se rend ensuite à Palena, autre village de montagne proche de l’Argentine et dont on préfère l’ambiance. On y trouve une petite Hospedaje comme on les aime avec le poêle de la cuisine qui tourne plein pot et dont le tuyau traverse notre chambre ! On prend la voiture pour prendre une belle route sauvage et réservée aux 4x4 et conducteurs extrêmement expérimentés comme moi bien sûr jusqu’à l’ancien hameau de El Azul où on peut marcher un moment le long d’une rivière. Il fait très beau et on reste un moment à sentir ce soleil sur notre peau dans cet environnement au calme absolu. Il y a des chevaux fiers le long des routes et des monts lointains enneigés.
Une belle journée qui se termine devant un bon plat de pates fait par la patronne de l’hôtel de cette petite ville de cow-boys qui possède son arène de rodéo en pleins travaux de consolidation.
Retour sur la route australe le jour suivant et nouvel écart pour emprunter une petite boucle qui nous conduit vers des endroits reculés. C’est un peu la règle en fait car la route 7 est finalement assez empruntée, surtout en ces temps de vacances scolaire. Un truc cool c’est que le tourisme est essentiellement chilien, pas trop de blanc becs comme nous à recenser. Et quand on s’écarte de la route principale il n’y a presque plus personne à part les gars du coin et leurs vieux pick-ups pourris ou montant fièrement leurs chevaux, toujours souriant quand on se croise en se faisant des grands signes de la main.
Une très belle boucle qui nous conduit par hasard jusqu’à une superbe cabane offrant une vue qu’on peut facilement qualifier d’exceptionnelle. Il fait en plus très beau.
On profite de kayaks à dispo pour faire un tour sur le lago Negro. Marrant !
Les chiens de la maison sont très sympathiques, l’un d’eux a l’air de particulièrement apprécier mes talents à la guitare. On est pas mal ici ! On en profite.
Le lendemain, nouvel écart jusqu’à Raul Marin Balmaceda sur
la côte à l’ouest. Petit village accessible uniquement en ferry qui ne
fonctionne pas entre 12h00 et 16h00. On arrive à l’embarcadère à 12h30, la
lose.
Mais on n’est pas seuls, il y a bien sûr les mouches, mais aussi Lucas un brésilien qui trace à vélo comme pas mal de monde d’ailleurs. On est toujours impressionné par ces cyclistes chargés comme de bourriques à se taper la poussière de bagnoles mais toujours avec le sourire. Lucas est sec comme une biscotte, plutôt bavard mais intéressant à dégommer son président qui fait tant de mal à son pays. Il parle français car il a habité en Belgique dans les années nonantes ce qui lui donne un petit accent à la Jean Claude Van Damme. Il dit pas non à un petit bout de route dans la voiture jusqu’au village mais aussi le lendemain jusqu’au retour vers la route 7 car il y a bien 60 bornes.
Au village, on fait encore une promenade magnifique le long d’une plage déserte en compagnie de dauphins et de loutres et bien sûr de nombreux oiseaux. Je tente même une baignade dans les eaux plutôt fraiches de Patagonie, tout nu tradition oblige. C’est très beau, ça déclasse certainement la plage de Gatseau sur l’île d’Oléron de plage la plus belle du monde…
Mais on n’est pas seuls, il y a bien sûr les mouches, mais aussi Lucas un brésilien qui trace à vélo comme pas mal de monde d’ailleurs. On est toujours impressionné par ces cyclistes chargés comme de bourriques à se taper la poussière de bagnoles mais toujours avec le sourire. Lucas est sec comme une biscotte, plutôt bavard mais intéressant à dégommer son président qui fait tant de mal à son pays. Il parle français car il a habité en Belgique dans les années nonantes ce qui lui donne un petit accent à la Jean Claude Van Damme. Il dit pas non à un petit bout de route dans la voiture jusqu’au village mais aussi le lendemain jusqu’au retour vers la route 7 car il y a bien 60 bornes.
Au village, on fait encore une promenade magnifique le long d’une plage déserte en compagnie de dauphins et de loutres et bien sûr de nombreux oiseaux. Je tente même une baignade dans les eaux plutôt fraiches de Patagonie, tout nu tradition oblige. C’est très beau, ça déclasse certainement la plage de Gatseau sur l’île d’Oléron de plage la plus belle du monde…
Le samedi on est en mode complet dans la voiture avec la
bécane de Lucas + Lucas himself confortablement assis dans la cabine et deux
chiliens qui ont grimpé à l’arrière pour les quelques 60 bornes jusqu’à la
route australe.
De là, on, continue notre route vers le sud, on fait une petite halte à Puyuhuapi (faut toujours que je vérifie l’orthographe de celui-ci avant de l’écrire) et on continue vers le parc national de Queulat pour la balade un peu n’importe nawak du voyage. Un mode de fou pour cette petite marche jusqu’à une vue, il est vrai magnifique, sur le glacier Colgante. Ça commence par un parking bondé et ça continue par un petit sentier chargé et très étroit où c’est compliqué de doubler.
Tout cela reste quand même bien sympathique (à part les neuneus qui comprennent pas qu’on veut les doubler), ça lance des « Holà » à chaque fois qu’on croise qu’on croise quelqu’un donc autant dire qu’on se répète un peu.
Bon, ça c’est fait mais ça confirme bien que quand on reste sur la route 7, n’importe quel endroit peut vite être bondé. La Patagonie peut vous réserver des endroits exceptionnels sans personne et d’autres sur-fréquentés.
De là, on, continue notre route vers le sud, on fait une petite halte à Puyuhuapi (faut toujours que je vérifie l’orthographe de celui-ci avant de l’écrire) et on continue vers le parc national de Queulat pour la balade un peu n’importe nawak du voyage. Un mode de fou pour cette petite marche jusqu’à une vue, il est vrai magnifique, sur le glacier Colgante. Ça commence par un parking bondé et ça continue par un petit sentier chargé et très étroit où c’est compliqué de doubler.
Tout cela reste quand même bien sympathique (à part les neuneus qui comprennent pas qu’on veut les doubler), ça lance des « Holà » à chaque fois qu’on croise qu’on croise quelqu’un donc autant dire qu’on se répète un peu.
Bon, ça c’est fait mais ça confirme bien que quand on reste sur la route 7, n’importe quel endroit peut vite être bondé. La Patagonie peut vous réserver des endroits exceptionnels sans personne et d’autres sur-fréquentés.
Le soir, on rejoint Puerto Cisnes, port dans lequel on avait
fait une courte escale lors de notre premier voyage quand on avait fait Quellon (île de
Chiloé) jusqu’à Puerto Chacabuco (près de Coyhaique) en ferry. Puerto Cisnes
qui restera le premier endroit où je peux enfin boire une BONNE BIERE depuis
qu’on est partis.
Le jour suivant on emprunte encore une fois les routes secondaires qui s’enfoncent dans les lieux reculés de la région, on traverse des villages miniers et des campagnes paisibles dominés par de superbes montagnes dont le Cerro Catedral. On déjeune à l’abri du perron d’un petite église du patelin El Gato.
Le jour suivant on emprunte encore une fois les routes secondaires qui s’enfoncent dans les lieux reculés de la région, on traverse des villages miniers et des campagnes paisibles dominés par de superbes montagnes dont le Cerro Catedral. On déjeune à l’abri du perron d’un petite église du patelin El Gato.
On arrive le soir à Coyhaique, la grande ville du coin qui
nous parait beaucoup plus grande que lors de notre premier séjour où on s’était
contenté de fouler les rues du centre.
On a trouvé l’hôtel le moins cher du coin et on va bien le payer si je peux me permettre ce jeu de mot. C’est très excentré, dans une rue plus passante tu meurs (avec des bruits de vieux moteurs tout droit sortis de l’enfer) et avec un patron sympathique mais assez porté sur la fiesta et qui semble avoir toujours de bonnes occasions de picoler et d’écouter de la musique sur la petite terrasse avec barbecue qui se trouve être sous notre fenêtre. Notre chambre est d’ailleurs à la croisée de plusieurs spots intéressants : elle donne sur la rue passante et sur cette fameuse terrasse, elle est en haut d’escaliers qui font un bordel pas possible et notre tête de lit est à environ 10cms derrière une cloison fine de la chasse d’eau de la salle de bain commune qui semble être « the place to be » de l’établissement.
Je rajoute que c’est une auberge de jeunesse, que ça se couche très tard et que ça se réveille très tôt pour choper des bus ou des ferrys. Au moment où le patron passe à fond « you’re my heart, you’re my soul », Sigrid en utilisant son parfait espagnol calme tout le monde sur la terrasse et la musique, au moins, c’est terminé. Bon, on va pas s’éterniser sur ce bouge mais on passera quand même deux nuits dans ce truc !
On a trouvé l’hôtel le moins cher du coin et on va bien le payer si je peux me permettre ce jeu de mot. C’est très excentré, dans une rue plus passante tu meurs (avec des bruits de vieux moteurs tout droit sortis de l’enfer) et avec un patron sympathique mais assez porté sur la fiesta et qui semble avoir toujours de bonnes occasions de picoler et d’écouter de la musique sur la petite terrasse avec barbecue qui se trouve être sous notre fenêtre. Notre chambre est d’ailleurs à la croisée de plusieurs spots intéressants : elle donne sur la rue passante et sur cette fameuse terrasse, elle est en haut d’escaliers qui font un bordel pas possible et notre tête de lit est à environ 10cms derrière une cloison fine de la chasse d’eau de la salle de bain commune qui semble être « the place to be » de l’établissement.
Je rajoute que c’est une auberge de jeunesse, que ça se couche très tard et que ça se réveille très tôt pour choper des bus ou des ferrys. Au moment où le patron passe à fond « you’re my heart, you’re my soul », Sigrid en utilisant son parfait espagnol calme tout le monde sur la terrasse et la musique, au moins, c’est terminé. Bon, on va pas s’éterniser sur ce bouge mais on passera quand même deux nuits dans ce truc !
En tout cas, les environs de Coyhaique sont splendides. On
est passé à une autre végétation et d’autres reliefs. On verra de belles choses
entre deux nuits glauques. Des vastes prairies vertes, des lacs aux eaux paisibles
dominées par des montagnes impressionnantes, des petits chemins champêtres qui
longent des vielles clôtures…
Sigrid en profite pour faire un tour à l’arrière du pick-up dans une lumière chaude de fin d’après-midi, suivant des routes tranquilles longeant des lacs et des forêts.
Sigrid en profite pour faire un tour à l’arrière du pick-up dans une lumière chaude de fin d’après-midi, suivant des routes tranquilles longeant des lacs et des forêts.
Plus tard, profitant d’un moment où je me montrais
particulièrement détendu, elle prend aussi le volant de ce terrible engin que
j’ai moi-même bien du mal à maitriser parfois tant sa puissance n’attend que la
libération des chevaux vapeurs. Je luis laisse donc le plaisir de la conduite,
en toute tranquillité et confiance. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois
(voir premier blog Chili + Afrique du Sud !), cela rappelle des précédents
voyages et cela s’est toujours très bien passé.
Nous sommes donc arrivés à Coyhaique, notre destination et
notre but. On n’ira pas plus bas, on connait ! Alors on va maintenant
remonter, on a un bateau qui nous attend à Chaitén dans quelques jours.
Au retour, on passe deux nuits à Puyuhuapi (j’ai fait un copié/collé), beaucoup plus paisibles que les deux précédentes et on fait une grande jusqu’à la Laguna Los Pumas. Une montée ardue dans la jungle, des chemins boueux, une grosse chaleur, pas mal de terribles mouches et à l’arrivée un beau lac à l’eau pure où on se baigne profitant une nouvelle fois du lieu pour nous seuls.
On y mange
également notre grand classique du casse-crôute : un pain, une tomate, un
morceau de fromage, un fruit et quelques biscuits. Ça mes amis, à l’heure où
j’écris en tout cas, c’est notre menu quotidien et croyez le ou non on ne s’en
lasse pas trop finalement.
J’en profite aussi pour vous montrer une tenue qui marche bien pour se protéger des mouches : chèche coincé sous casquette. C’est pas hyper classe mais c’est plutôt efficace.
Au retour, on passe deux nuits à Puyuhuapi (j’ai fait un copié/collé), beaucoup plus paisibles que les deux précédentes et on fait une grande jusqu’à la Laguna Los Pumas. Une montée ardue dans la jungle, des chemins boueux, une grosse chaleur, pas mal de terribles mouches et à l’arrivée un beau lac à l’eau pure où on se baigne profitant une nouvelle fois du lieu pour nous seuls.
J’en profite aussi pour vous montrer une tenue qui marche bien pour se protéger des mouches : chèche coincé sous casquette. C’est pas hyper classe mais c’est plutôt efficace.
Puis on rejoint Chaitén, pas plus animé qu’à notre premier passage, on trouve une chambre pas chère chez un monsieur sympathique dans sa vielle maison et on ne fait pas grand-chose si ce n’est bosser la suite des évènements en profitant du wifi. Les avenues sont toujours aussi larges, désertes et balayées par les vents.
Le lendemain, c’est ferry. Pour des raisons assez mystérieuses, on est à peu près les derniers à embarquer alors qu’on était arrivés dans les premiers. On voit d’énormes camions, certains pleins de pauvres vaches en panique, se serrer dans le vieux rafiot. Le départ est bien retardé, la faute semble-t-il à une marée pas assez haute qui rend les opérations compliquées. On glisse quand même notre vaillant pick-up et on se prépare à un long voyage de près de 10 heures.
En début de soirée, alors que les passagers se retrouvent
sur le pont pour regarder Puerto Montt s’approcher, on profite du temps calme
et de la belle lumière, des pélicans et autres oiseaux qui volent près du
bateau et surtout des chants et de la guitare d’un petit groupe de gauchos dans
leurs tenues de cavalier qui viennent clamer leur amour de la Patagonie. Un
beau moment !
Dans le dernier chenal avant le débarcadère on longe un quartier avec ses vieilles bicoques, des bateaux échoués à marée basse et quelques feux sur la plage.
On arrive à Puerto Montt, on rejoint un hôtel tout proche du port et on se prépare pour la deuxième partie de notre voyage chilien. Demain, on rejoindra l’île de Chiloé qui nous avait tant marquée. On se retrouve donc dans quelques jours, le temps pour nous de retrouver l’ambiance insulaire de Chiloé la douce et lumineuse. On vous fait des bisous et on vous dit à bientôt !
Dans le dernier chenal avant le débarcadère on longe un quartier avec ses vieilles bicoques, des bateaux échoués à marée basse et quelques feux sur la plage.
On arrive à Puerto Montt, on rejoint un hôtel tout proche du port et on se prépare pour la deuxième partie de notre voyage chilien. Demain, on rejoindra l’île de Chiloé qui nous avait tant marquée. On se retrouve donc dans quelques jours, le temps pour nous de retrouver l’ambiance insulaire de Chiloé la douce et lumineuse. On vous fait des bisous et on vous dit à bientôt !




















































































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