Toutes les photos de cette note et plus encore ici !
Ami amateur d’aventure, de vie à
la rude, de sommets enneigés à gravir, de longues randonnées vers le soleil
couchant, de faim et de soif qui vous tiraillent dans l’effort : tu t’es
trompé de blog.
En ce samedi 25 janvier, nous
abordons quelques jours des plus paisibles dans un lieu des plus reposants :
l’île de Chiloé.
Voilà un séjour prévu de longue date puisque dès le mois d’octobre
dernier nous réservions, depuis une bonne connexion wifi de notre appartement situé
dans le triangle d’or bordelais, quelques cabanes rustiques mais promettant néanmoins
un cadre de vie au reflet alléchant. Nous cliquions allègrement sur « réserver
et payer maintenant » sans trop nous soucier des prix et des impacts sur
un budget de voyageurs qui seraient bientôt sans revenus.
Tout était packagé comme on dit encore
dans certains meetings de debrief sur les trends de la roadmap.
Samedi matin, nous rendons notre
beau pick-up qui a donné bien des tourments à nos esprits sensibilisés aux
défis de l’écologie. Un 4x4, quand même, c’est bien….
Tels deux touristes experts dans
la planification millimétrée du voyage nous allons ensuite au comptoir du loueur
de véhicules pour récupérer notre deuxième voiture, celle-ci beaucoup moins
polluante je vous rassure, afin de parcourir les routes (un peu) moins
défoncées de l’île de Chiloé. Et là la personne en charge nous dit : «Somehow
I have messed up my calendar and the car is not available» (c’est éventuellement
drôle uniquement si vous avez lu la première note du blog).
Bon en fait c’est pas drôle du tout
car c’est à peu près ce qu’on nous dit, il y a eu un comme un couac lors de
notre réservation. Bref y’a plus de voiture, rien, nada. Et là je revois les
images de notre premier jour à ce même stand où on avait dû modifier toutes les
résa pour nous adapter au nouveau programme suite au désistement de l’autre
planteur d’arbre là…Et dans toute la pagaille, il y a du y avoir une mauvaise
annulation.
Pas de voiture donc et aucun
autre loueur « officiel » n’a des dispos. Il faut comprendre qu’ici c’est
comme si on était fin juillet dans une région assez touristique. Finalement,
après deux ou trois péripéties, on trouve un gars avec un panneau sous le bras
qui loue une bagnole qu’il a garée à l’arrache sur la voie de bus devant l’aéroport.
Mouais…bon…on n’a pas trop le choix hein ? Il se trouve que c’est pas trop
chèr (tu m’étonnes) et que finalement le gars a l’air plutôt sérieux et
organisé. On repart donc avec notre petite Toyota Yaris dans laquelle on se
sent tout petits et tellement vulnérables…Propriétaires de gros bouzins de 4x4,
je comprends ce que vous éprouvez et cherchez en montant dans votre golgoth.
Allez, c’est parti, on prend la
grande route qui mène jusqu’aux embarcadères pour l’île de Chiloé. Il y a beaucoup
de ferry qui font en permanence la courte traversée et il n’y a pas d’attente.
Bientôt ce sera de l’histoire ancienne puisqu’un pont est en préparation,
projet inévitable pour des îles fréquentées en plein développement.
Ce pont
prolongera de quelques mètres la route 5 qui traverse l’île et qui n’est autre
que la fameuse panaméricaine qui commence…en Alasaka ! Elle se termine
même sur l’île de Chiloé dans la ville de Quellon. De là, pour poursuivre plus
vers le sud il faut prendre un ferry et rejoindre le continent. La destination
principale depuis Quellon c’est Chaiten, là où on était il y a quelques jours. Et
de là, c’est la route 7 qu’on pourra emprunter, la route australe.
Reprenez le
plan fourni dans la première partie s’il vous plait, je sens que ça se complique.
Nous voilà sur Chiloé, petite
émotion car on avait adoré cet endroit qui se présente malheureusement aujourd’hui
sous un temps maussade.
Avant de rejoindre l’une de ces cabanes, on passe une
nuit dans la ville d’Ancud au nord de l’île. Bourg animé avec ses vieilles
bicoques et ses magasins surannés.
On trouve un petit hôtel où on prend peur
quand on comprend qu’ils sont en train de préparer un concert dans le jardin.
Les images de nos nuits à Coyhaique nous reviennent subitement nous faisant sentir
les battements de nos cœurs sur nos tempes. Mais rien de tout cela, d’abord
parce que ça ne devait pas finir tard du tout et que finalement ce concert n’aura
pas lieu.
A Ancud on fait nos petites
affaires comme on dit, on s’offre le luxe d’un resto rustique où on avale un poisson
et des frites bien grasses et on va bien dormir.
Les jours suivants, comme vous
avez pu l’entrevoir dans l’introduction de cette note, seront des plus paisibles.
On va profiter des magnifiques lieux qui nous attendent et nous baladant bien tranquillement
sur l’île qui offre peu de sentiers de randonnée si ce n’est les longs
allers-retours sur les plages et, convenons-en, ce n’est déjà pas si mal.
Cabaña número uno :
environs de Caulin
Il y a quelque chose d’étonnant
sur l’île de Chiloé, c’est le développement de petites maisons simples mais à l’architecture
très travaillée.
L’île regorge de coins où les poser, face aux eaux de l’océan
ou des golfes qui l’entourent, dans les campagnes, il y en a de toutes sortes.
La
première cabane dans laquelle on s’installe est de celles-là. C’est un grand
rectangle d’armature en bois et recouvert de tôles ondulées. Toute la façade donnant
sur les collines et la mer est vitrée. Il y a deux chambres sur les côtés et
une grande pièce au milieu avec son poêle. C’est tout. Tout est en bois à l’intérieur
et c’est très dépouillé.
On s’y sent tout de suite bien d’autant que c’est
vraiment au calme absolu, pas le moindre bruit si ce n’est, bien sûr, les
nombreux oiseaux qui passent dans le coin. Waouh ! On est content de
passer quelques jours avec le problème évident que ces lieux appellent à des
apéros réguliers sur la terrasse. C’est quasiment obligatoire à ce niveau-là.
En toute décontraction...
En contrebas il y a une belle
plage où il n’y a vraiment personne. Beaucoup de cygnes à col noir qu’on ira
voir en fin d’après midi sous une belle lumière.
Un autre jour on ira jusqu’aux
plages océanes plus sauvages de Gabun au nord-ouest de l’île. Toujours comme
dans un pèlerinage vers des endroits qui nous avaient marqués. Mais il est
difficile de toujours trouver les mêmes conditions exceptionnelles et c’est un
ciel bas qui nous attend ici pour donner une ambiance bien particulière à cet
endroit où deux surfeurs viennent affronter les vagues et les récifs.
On ira aussi vers Chépu (vous
êtes allés où ? Chépu ! 😊 😊 😊, LOL, MDR), toujours sur la côte pacifique
et un peu plus bas. Ici, sortie sur la plage et ses dunes tout simplement
impossible à cause des taons qui sont de sortie aujourd’hui et qui sont épouvantables.
Un truc de malade !
On tombera aussi complètement par
hasard (ceci dit il n’y a pas 50 routes non plus) sur la première petite cabane
qu’on avait louée en arrivant sur l’île lors de notre premier passage en 2015. Marrant !
Passage aussi à Quemchi,
notamment connue pour être la ville natale de Francisco Coloane, écrivain
chilien qui a si bien écrit sur cette partie de Chili. Chaudement recommandé !
On visite sa petite maison qui a été déplacée pour se trouver au centre de
Quemchi.
Petite parenthèse instructive d’ailleurs
sur ce point, laissez-moi chaussez mes demi-lunes pour que je vous explique
tout ça : la « Tiradura de Casa » consiste à déplacer des maisons
entières. Sur l’île de Chiloé, c’est une vraie fête qui prend plutôt le nom générique
des travaux d’entraide entre habitants : les « Mingas ». Et pour
donner une belle logique bienvenue à mon récit vous trouverez ici un petit film
sur la Minga de la maison de Francisco Coloane.
A Quemchi, votre serviteur
profite aussi du wifi qui poutre d’un resto pour écrire et charger les photos
de la première partie de ce blog, celle sur la Patagonie Verte. Cela a pris
trois plombes mais il fallait bien ça pour manger les tranches de semelles
servies avec quelques fritasses. Et allez, avec une petite bière aussi. Ne me
remerciez pas.
On ira également jusqu’à Punta
Chilen et ses airs de Cap Ferret avec quelques baraques incroyables dont une bâtisse
rouge impressionnante trônant fièrement sur la plage.
On discute un peu avec sa
propriétaire qui est en train de préparer une autre de ses maisons cossues pour
l’arrivée de ses enfants. Charmante et avenante, elle nous conseille de nous
acheter une bouteille de vin blanc et d’aller déguster quelques huitres un peu
plus loin chez un ostréiculteur à Hueihue.
Ce que l’on fait mais sans vin blanc, la
consommation d’alcool chez les Boudillon étant (généralement) réservé au soir le
cas échéant quand l’occasion se présente et que toutes les conditions sont
réunies dans un alignement parfait des planètes.
On trouve un vieux hangar où
quelques personnes s’activent à nettoyer le ramassage d’huitres et autres
coquilles Saint-Jacques du jour. On discute un peu et on nous prépare un
superbe plateau, record du monde personnel en ce qui me concerne du nombre de mollusques
avalés en une session. Excellent !
Cabaña número dos :
environs de Dalcahue
Notre deuxième halte n’est pas
piquée des vers non plus (on continue dans les expressions hein !).
On n’est pas loin de la petite ville de Dalcahue
avec son port animé et sa bonne fréquentation touristique.
Un peu plus haut sur
la côte on trouve les maisons de Lucio et Lucia (frère et sœur ?) qui ont plus
loin sur leur terrain une nouvelle cabane magnifique et moderne.
Lucio nous y
conduit et nous explique tout dans un débit mitraillette et avec un fort accent
qu’on retrouvera souvent sur Chiloé. Il n’est pas peu fier de l’étendue de sa
propriété et nous invite à nous y balader.
La maison est encore simple mais
grandiose avec ça façade entièrement vitrée jusqu’à la pointe du toit. Que dire ?
Il y a en plus une belle vue sur les eaux du golfe de Corcovado.
Dehors, il y a
une « Tiñas » : ce sont ces jaccuzis à la chilienne faits en
bois et chauffés traditionnellement au feu de bois par un âtre au contact de l’eau.
C’est le cas ici. Il faut 3 bonnes heures pour monter en température, on met
quelques bûches et on part faire des courses. On profitera toute la soirée de
ce bain et, alignement de planète favorable, on y boira un coup aussi. Trop de
luxe pensez-vous ? Oui peut-être…
Les jours suivants, on ne va pas
se mentir, restent sur cette tendance de non-violence absolue et de rythme ralenti.
On n’était pas habitué mais on s’y fait vite ! On part se balader bien
sûr, longeant inlassablement les plages du coin mais on reste pas mal aussi dans
cet environnement à vaquer à nos occupations intellectuelles diverses de haute
volée.
Nouvelle petite parenthèse d’ailleurs
sur l’état d’avancement de notre assimilation du poème de Baudelaire, « Le
Voyage ». Et bien ça avance plutôt pas mal. Sigrid m’a cependant rattrapé
et me laisse un peu sur le carreau. Peut-on avoir le cerveau trop plein de
strophes ? Il parait que non. Bon, pour ma part j’en suis à « Tel est
du globe entier l’éternel bulletin ». Tatataaaaaa ! Et je peux vous
dire que ça bastonne bien ! Le mec ne mâche pas ses mots et tout le monde
en prend pour son grade. Ah là là la poésie, c’est quelque chose j’vous jure.
Tout ça pour dire qu’on y va
plutôt tranquille et sans forcer. Mourons pour des idées, d’accord, mais de
mort lente.
Parmi nos petites balades,
direction également le petit bled de Tenaun qui abrite le restaurant « El
Cañazo » dans lequel on avait mangé complètement par hasard il y a
quelques années et qui est évoqué dans les bouquins de Coloane.
Cabaña número tres :
environs de Chonchi
Si vous suivez un peu la carte,
vous verrez que plus ça va, plus on descend. Cette fois-ci on passe la ville de
Castro, le plus gros bourg de l’île qui souffre pas mal de problème de circulation
avec la route 5 qui la traverse et qui est complétement saturée quand on arrive.
Cette route est le seul moyen possible pour traverser l’île.
Pour ce premier
passage, on ne s’arrête pas en ville. Trop le bordel ! Lors de notre
précédant voyage on y était passé un dimanche ce qui est bien différent. Ici l’activité
déborde, il y a des petits bus qui s’arrêtent partout et des camionnettes chargées
de marchandise qui sillonnent la ville. On reconnait cependant la place
principale et sa grande église jaune. Mais pas d’inquiétude, on reviendra quand
même.
On se balade un peu dans le coin
avant de rejoindre cette cabane au style et à l’ambiance bien différents des
autres.
On est d’abord accueillis par deux molosses façon Zeus et Apollon dans Magnum,
bien que de races différentes. On se planque d’abord dans la bagnole mais
voyant qu’ils ont autre chose à faire que nous dévorer on s’aventure dans la
propriété à la recherche de quelqu’un pour nous indiquer où se trouve cette
petite cabane.
On tombe sur un immense hangar abritant des milliers de bières.
Je vous rappelle que j’ai très peu l’occasion de boire une bonne bière depuis
que je suis arrivé.
Là un gars chaleureux, papa de Martin qui loue la cabane,
nous y conduit car elle est plus loin et isolée dans une forêt donnant sur un
petit lac. Il y a déjà Santiago, l’homme à tout faire de la maison qui prépare
deux ou trois trucs. Le papa de Martin en apprenant qu’on est français récupère
manu militari la bouteille de rouge laissée aux hôtes pour nous en amener une
de meilleure qualité ! Faut pas déconner non plus.
Martin et ses airs d’américain
nous rendra visite un peu plus tard.
Ici, On n’est plus sur la recherche
de l’architecture poétique.
C’est de la bonne cabane rustique en bois inspirée
des ambiances nord-américaine. Surement un repère de fêtards quand elle n’est
pas louée. Le lac en face semble ramener de l’air frais car on n’aura pas chaud
chaud pendant ce séjour !
On se pose et le lendemain on ira
se balader jusqu’à Cucao, une nouvelle fois sur la côte pacifique dont les
accès sont finalement très limités sur Chiloé qui est entièrement tournée vers
les eaux calmes du golfe d’Ancud et de Corcovado. C’est dans ces eaux-là d’ailleurs
que l’élevage intensif de saumons fait parler de lui avec des méthodes peu respectueuses
de l’environnement et des poissons. Allez, on arrête de bouffer du saumon aussi !
A Cucao, on retrouve nos splendides
plages océanes. Faites de sable au nord et de galets plus au sud. On avait fait
un très bon séjour lors de notre premier passage en nous arrêtant dans un super
hôtel.
Les choses n’ont pas beaucoup changé à l’exception du développement
touristique d’un lieu bien précis : le « Muelle De Las Almas »
sur les falaises au sud. Il s’agit d’un petit ponton en bois s’élevant dans le
ciel et donnant sur des paysages incroyables et des rochers au loin abritant
des colonies d’otaries.
On y était allé dans des conditions
qu’il aurait été impossible de retrouver ici. Un beau temps parfait et surtout
un endroit absolument désert. Depuis quelques années, le lieu a pris de l’importance
et ce sont maintenant des bus entiers qui viennent déposer jusqu’à 700
personnes par jour parait-il. On voit effectivement sur la route principale un
ballet de mini-bus et de voitures à coffre de toit aller sur le parking fait
pour l’occasion pour passer par la billetterie. On préfèrera rester sur nos souvenirs et profiter plutôt des plages qui sont restées sauvages.
Le lendemain est une journée qui
ne se passe pas vraiment comme prévue puisque nous partons tranquillement sur l’île
Lemuy via un ferry pour apprendre plus tard qu’on s’est planté dans la
réservation de la cabane et qu’on doit en fait partir aujourd’hui alors qu’on
pensait avoir une nuit de plus. Couac ! Retour express donc avec conduite
de rallye des Cévennes sur l’île afin de libérer rapidement la cabane qui
attend de nouveaux occupants. Aïe Aïe Aïe ! C’est gênant !
Donc pas grand-chose, on, s’arrête
un moment à Castro, tant qu’à faire, avant de rejoindre notre nouvelle
habitation. Cette ville abrite les fameuses "Palafitos", ces maisons lacustres construites sur pilotis.
Cabaña número cuatro : Yutuy
Direction Yutuy (désolé mais ça me fait penser à ça, systématiquement) sur la péninsule
de Rilan en face de Castro.
Cette petite cabane sur les
hauteurs d’une colline et d’un verger de pommes donne sur une plage dont les eaux
abritent des élevages de moules et de saumons (grrrr !).
C’est une vieille
maison, pas dans le style des constructions modernes. Elle a encore ses tuiles
d’Alerce qui recouvre ses murs. Elle possède une belle terrasse et un Tiñas qui
n’est pas chauffé au bois mais par une pompe électrique ce qui enlève un peu de
charme. Mais entre nous, peut-on vraiment se plaindre de quoi que ce soit ?
Si vous aviez trouvé que le
rythme était ralenti lors des derniers jours, je suis désolé de vous dire que
ce sera pire encore ici.
Il fait beau, l’endroit est superbe, on s’y sent bien,
on a des trucs à faire et à lire, on annonce un alignement de planète propice à
l’ouverture de bouteille de vin blanc…Alors pourquoi bouger ? Il s’agit
surement de nos derniers jours de luxure avant des périodes moins confortables.
Alors on pose nos sacs, on se calme et on boit frais à Yutuy.
On fera quand même une excursion
à Castro pour renouveler notre visa auprès du bureau des étrangers des services
du bâtiment du « Gobernacion de Chiloe ». On avait besoin de quelques
jours en rab, maintenant on peut rester jusqu’en juillet si on veut.
Expérience
marrante de l’administration chilienne, coincés dans un petit bureau à entendre
le cliquetis du clavier de l’employé rompu à l’exercice. La différence tient
aussi au fait qu’en France je ne laisserais certainement pas un gros morceau de
fromage fraichement acheté à l’épicerie du coin dans le bureau de l’employé le
temps d’aller à l’autre bout de la ville chercher un papier nécessaire à la
reconduction du visa (la preuve du paiement en fait).
Et puis basta, on profite du
coin, on fait quand même un tour jusqu’au bout de la péninsule qui donne du
côté de la cordillère des Andes apparaissant de façon majestueuse devant nous dans
un ciel splendide.
Je vais vous laisser là cher
lecteur, vous qui trouvez certainement dangereux nos penchants pour cette vie
de luxure et d’oisiveté. Il faut venir à Chiloé pour comprendre.
Mais on se retrouve
dans quelques temps et l’ambiance devrait être bien différente ! Je ne vous
en dis pas plus et vous laisse retourner à vos activités. Vérifiez cependant s’il
n’y a pas un alignement propice qui se trame à l’horizon. Ici il semble que
oui.
Des bisous !






































Ah tu fais moins le malin au milieu des cochons !
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